Portrait de galeriste : Cornelia Mateias

Cornelia_matPour Cornelia Mateias, ingénieur de formation, tout a débuté en 2012, lorsqu’elle et son conjoint ont décidé d’exposer quelques oeuvres de leur collection personnelle. Maintenant, ils opèrent La Galerie Arp en plein coeur de Montréal.

C.M. : En parallèle avec mon travail à la galerie, j’ai commencé des études universitaires en histoire de l’art. Je suis maintenant au milieu de mon baccalauréat. Depuis un peu plus d’un an, nous exposons également des oeuvres d’artistes contemporains. Nous collectionnons l’art depuis plus de quinze ans.

Comment décririez-vous le style de votre galerie? 

C.M.: Nous sommes au début. Le style est en évolution, mais il y a définitivement une influence moderniste dans les choix que je fais. Je suis passionnée d’architecture moderne et de design industriel. Comme période artistique, je m’intéresse aux certaines avant-gardes historiques et au modernisme. Cela se reflète surement dans mes choix d’artistes contemporains.

Quel rôle jouent actuellement les foires marchandes d’art contemporain et comment voyez-vous ACPT trouver sa place dans cet éco-système?

C.M.: Les foires marchandes sont une composante importante du marché de l’art d’une ville, d’une région, d’un pays. Elles facilitent la rencontre directe entre les divers acteurs du marché de l’art: les galeries d’art avec leurs artistes d’un côté et les collectionneurs, le grand public, la critique d’art, etc, de l’autre côté.

Elles offrent un aperçu important sur l’évolution du champ de l’art de la région, d’année en année, car cette évolution est très dynamique. Elles nous permettent de voir où on se situe chacun, par rapport aux autres. Elle a aussi un rôle important d’introduire un nouveau public au monde de l’art contemporain. Nous ne sommes pas tous nés collectionneurs. L’appréciation de l’art contemporain se développe et les foires, si elles sont accessibles a tous, peuvent servir cette fonction.

Montréal peut-elle devenir une plaque tournante significative pour les arts visuels et si oui comment se distinguera-t-elle?

C.M.: Le Festival de jazz de Montréal s’est taillé une place à l’international pas seulement à cause de la richesse et la qualité de la scène musicale locale, mais surtout parce qu’il a été développé avec passion, dévouement et vision au cours des années. Le résultat aujourd’hui est que nous avons une offre variée et de qualité.

Dans le milieu des arts visuels, on compare souvent Montréal avec Toronto, NY ou Miami et l’on dit qu’à Montréal il y a moins de collectionneurs d’art, ce qui est vrai.

Mais en même temps on limite l’offre dans nos foires par le nombre de galeries participantes et par les médiums présentés. Je pense qu’en élargissant l’offre, tout en maintenant la qualité de ce que nous présentons, nous toucherons un public plus large, et pourrons attirer plus de collectionneurs d’ici et d’ailleurs.

Quelle est l’exposition que vous avez présentée dont vous êtes le plus fier?

C.M.: La première.

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