Portrait de galeriste : Jean-Robert Bisaillon

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Jean-Robert Bisaillon – panana en chef de La Galerie des Nanas

Quelle a été l’étape / l’événement le plus important de votre carrière ? En quel année, avez-vous commencé ?

On a ouvert en 2011 et le véritable flash derrière ce projet, fut de se dire qu’il fallait ouvrir le spectre des propositions en art contemporain en présentant le travail boudé des femmes autodidactes et de nommer le lieu La Galerie des Nanas. Ailleurs dans le monde, il y a plein d’opportunités de voir de l’art populaire, des choses qui rompent avec le nouvel académisme. Au Québec nous étions en retard.

Pourquoi faites-vous ce métier ?

Pour le plaisir et pour défendre des choses que je suis parfois seul à aimer.

Comment décririez-vous le style de votre galerie ? Vos inspirations.

 Il faut que ça dégage une forte dose d’intuition, de spontanéité. C’est l’antithèse de l’approche conceptuelle. C’est punk, c’est émotif, c’est déséquilibré dans tous les sens du terme. C’est vivant! L’art brut c’est peut-être l’art des fous, ça tombe fort bien car nous le sommes tous.

Quelle est l’exposition que vous avez présenté dont vous êtes le plus fier ?

Martine Birobent à la librairie de la Halle Saint-Pierre à Paris. Une vingtaine de poupées muselées dans le plus vivant musée d’art brut au monde. La glace était rompue désormais…

Quel rôle jouent actuellement les foires marchandes d’art contemporain et comment voyez-vous ACPT trouver sa place dans cet éco-système?

Il y a trop de foires, trop de galeries, trop d’artistes qui n’ont rien à dire. ACPT trouvera sa place seulement si elle est assez pêtée… : )

Montréal peut-elle devenir une plaque tournante significative pour les arts visuels et si oui comment se distinguera-t-elle?

 Je ne crois pas que nous y parvenions et si oui, ce sera pour avoir fait les choses exactement comme il ne le faut pas. Nous sommes mieux de trouver notre inspiration dans notre scène musicale que dans notre scène des arts visuels. Sinon, on peut aussi essayer de se prendre pour Dubaï, mais ce n’est pas vraiment mon trip.

Avez-vous une histoire d’amour avec un artiste en particulier ?

 Oui, mais c’est personnel.

Anecdotes …

Le choix de Danville, pour ouvrir la galerie, s’est imposé dans mon inconscient, il y a de cela près de 23 ans. J’empruntais régulièrement le trajet entre Sherbrooke et Victoriaville, comme voyageur de commerce pour Cargo Records.

La rencontre avec Anick Langelier et son père Gaston. 300 huiles à demi-sèches entassées dans un 4 ½ du quartier Parc Extension. Si ce n’est pas ça peindre par nécessité et conviction, réveillez-moi quand tout sera fini.

 

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